samedi 1 décembre 2012

Zone euro: Moody's retire son triple A au Mécanisme européen de stabilité



IRIB-L'agence de notation Moody's a dégradé d'un cran vendredi le Mécanisme européen de stabilité (MES), de Aaa à Aa1, avec une perspective négative, une décision jugée "difficile à comprendre" par le patron du fonds de secours de la zone euro, l'Allemand Klaus Regling.

Le geste de Moody's est "difficile à comprendre", a réagi vendredi soir M. Regling, dans un communiqué.
"Nous sommes en désaccord avec l'approche de l'agence de notation qui ne prend pas suffisamment en compte le cadre institutionnel particulièrement solide du MES, les engagements politiques et la structure de son capital", a-t-il ajouté.
"Les 17 Etats membres de la zone euro sont pleinement engagés sur le plan politique et financier auprès du MES et du FESF et soutiennent ces deux institutions", a renchéri Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, dans ce même communiqué.

Les agences de notation seront plus contrôlées en Europe



La Commission Européenne et le Parlement Européen imposent de nouvelles contraintes aux agences de notation qui devront respecter les demandes des régulateurs européens, certaines de leurs prestations seront interdites. Les représentants de Fitch, S&P et Moody’s se préparent à jouer selon les nouvelles règles.

Dès aujourd’hui, toutes les notes concernant l’UE seront publiées une heure avant l’ouverture des bourses européennes ou bien une heure après leur fermeture. Le trio de ces agences ne pourra publier de notes critiques que trois fois par an. En outre, Moody’s ne pourra pas publier certaines notes, par exemple, les titres de la société US Berkshire Hathaway qui possède plus de 10% des actions de l’agence.

Les nouvelles règles doivent liquider le chaos qui règne sur le marché après l’apparition de notes contradictoires, estime l’analyste de la société EFG Asset Management Guéorgui Voronkov.

Les notes les plus élevées ont été attribuées à des économies qui, par la suite, se sont effondrées, cela concernait aussi les cautions hypothécaires, et nous connaissons le résultat. Je pense qu’il faut durcir les règles concernant ces agences, pour qu’elles soient plus objectives. C’est vraiment nécessaire.

Mais en ce qui concerne les méthodes employées lors des cotations, il n’y a rien à leur reprocher. Les agences doivent cependant être plus rapides quand elles s’attaquent à l’analyse d'une situation, dit le directeur général de l’Agence nationale de notation Viktor Tchetverikov.

« Le régulateur européen dénonce avant tout le retard pris par les agences dans l’analyse d'une situation, ce qui modifie la note et, par conséquent, provoque des tendances négatives sur le marché.
Les experts estiment  que les agences ne sont pas responsables des évaluations, par contre elles doivent être plus responsables quant à l'attribution des notes. Les régulateurs européens imposent aux investisseurs plus de discipline.
A noter que dans l’avenir les trois agences les plus grandes auront un concurrent d’envergure : la Chine, la Russie de concert avec une société US ont entrepris de créer une agence de notation internationale indépendante. 

jeudi 29 novembre 2012

Zone euro: la confiance économique repart en novembre après 8 mois de baisse



IRIB-L'indice de confiance des chefs d'entreprises et des consommateurs a repris des couleurs en novembre dans la zone euro après huit mois consécutifs de baisse, selon des données publiées jeudi par la Commission européenne.
L'indice s'est inscrit à 85,7 points, soit une hausse de 1,4 point par rapport à octobre. Dans l'ensemble de l'UE, il a gagné 2 points à 88,1 points.

Pour la première fois depuis février, l'indice de confiance s'est nettement amélioré dans l'industrie (+3,2 points), grâce à une évaluation beaucoup plus positive de l'état des carnets de commandes.

La confiance dans le commerce de détail s'est aussi nettement améliorée (+2,5 points), tandis qu'elle est restée quasiment inchangée dans les services (+0,2 point) et qu'elle s'est dégradée dans la construction (-2,5 points).

Immobilier : deux lois votées et effectives au 1er janvier qui vont en faire bondir plus d’un !


Dans une société en pleine déconfiture, il n'est pas seulement difficile de se construire intérieurement...
Deux lois bien discrètes viennent d'être votées, qui sont paraît-il, un "accélérateur" pour l'immobilier. Elles seront effectives au 1er janvier 2013. Très bien, jetons-y un œil:
1/ Pour les propriétaires de terrain, fini, l’exonération de la plus-value sur la propriété, que vous soyez propriétaires depuis un mois ou depuis cinquante ans…. Si vous vendez, vous paierez une taxe d'un montant de 34 %. Oui vous avez bien lu : 34 % !
2/ Si vous souhaitez construire, sachez que les "matériaux" vont augmenter de 20 % par une taxe...

Deux lois iniques, qui à mon avis vont en refroidir plus d'un...  dont l'une est visible ici.

jeudi 22 novembre 2012

Perte du triple A : la France est-elle sanctionnée?, par Bruno Bertez



IRIB-La dégradation de la note de crédit de la France ne nous semble pas très négative dans la mesure où elle était attendue. 

Les motifs de la dégradation, en revanche, sont intéressants. Ils mettent le doigt sur les causes de la mauvaise situation française. Il apparaît clairement que la France est victime,  d’abord de la politique choisie par ses dirigeants, et ensuite de ses choix régulièrement anticapitalistes. Le récent débat sur la compétitivité illustre parfaitement les vices du système français, ses contradictions et ses perversions.

La France perd son triple A et devient AA1. La perspective reste négative car les prévisions économiques sont négatives. Cependant, Moody’s ajoute que la note de la France reste plus élevée qu’elle ne devrait l’être, ce qui veut dire qu’elle est encore surcotée, car elle a une économie large et diversifiée. 
L’Agence relève aussi ses promesses de consolidation budgétaire et de réformes structurelles.

Moody’s  trouve que la capacité de la France à résister à de futurs chocs européens se réduit et que les risques qui pèsent sur la croissance s’amplifient. C’est sur ce dernier point que Moody’s insiste. Le driver premier de la révision en baisse, c’est le risque sur la croissance. Traduisez, en clair, cela veut dire: la politique de ponction sur le pouvoir d’achat, l’austérité. Ou encore, présenté autrement, la politique de « Gauche » qui préfère tondre les citoyens. Spolier et décourager les actifs, pour maintenir les dépenses en faveur des inactifs. On a fait le choix de pénaliser ceux qui produisent pour maintenir le niveau de vie de ceux qui ne font rien.

L’exposition de la France à l’Europe périphérique par ses échanges commerciaux, par son système bancaire, est disproportionnée. Les obligations qu’elle a contractées pour soutenir les autres membres européens en difficulté ne cessent d’augmenter.

Cela rejoint ce que nous avons diagnostiqué dès les choix de Sarkozy, à savoir que la France aurait dû se préoccuper de sa propre situation, mettre de l’ordre dans ses propres affaires, et non pas engager son propre crédit pour sauver les pestiférés. La bonne politique européenne en 2010 aurait du être de circonscrire l’incendie, d’isoler par un cordon sanitaire les malades et surtout pas de se mettre en position d’être, soi-même, victime de la contagion. En venant au secours des pestiférés, les pays encore à peu près valides se sont mis en position de se faire drainer des ressources, de se faire saigner, d’augmenter leurs dettes et, ainsi, de devenir eux-mêmes une proie pour la grande peste. Du temps de la vraie Grande Peste, le pape a survécu en se tenant isolé, cloîtré  sans contact avec l’extérieur, protégé de la contagion. Et il a été plus utile vivant que mort.

Le problème français, c’est d’abord une soumission aux diktats des kleptos bancaires comme le relève Moody’s, les banques sont exposées de façon disproportionnée, indécente, au risque des pestiférés, et ensuite, le choix politique qui a consisté à se mettre en situation de recevoir le virus en aidant les pestiférés. Il eut suffi, dès le début, de refuser la soi-disant solidarité suicidaire,  d’accepter la restructuration des créances détenues par le secteur bancaire et d’adosser les banques aux Etats, le temps qu’elles se recapitalisent, et la crise serait terminée. C’est, de toutes façons, ce vers quoi on s’achemine, mais avec des ardoises multipliées par dix, avec des économies affaiblies par l’imbécile austérité, avec des citoyens furieux et récalcitrants d’être tondus. Avec des dissensions, voire des haines grandissantes, au sein de l’Europe au point que le « vivre ensemble » est compromis.

dimanche 18 novembre 2012

Les banques genevoises pourraient perdre quelque 3000 emplois


Si la réglementation suisse devait se durcir au-delà des normes internationales exigées, les banques iront là où les conditions seront meilleures pour le client, comme Singapour, Dubaï ou Londres. A Genève, la perte d'emplois pourrait s'élever à 3000, selon Grégoire Bordier.

Si la place financière cessait d'être compétitive, les banques genevoises pourraient être appelées à supprimer entre 15 et 30% des emplois dans la gestion de patrimoine, déclare Grégoire Bordier, président du Groupement des banquiers privés genevois, dans une interview au "Matin Dimanche". En clair, 3000 emplois passeraient à la trappe.

En 2011, si le nombre d'emplois dans le secteur a encore augmenté, la masse salariale a reculé en raison de la baisse des salaires variables distribués par le secteur bancaire, ajoute Grégoire Bordier. Le client - souvent recommandé par un avocat ou une fiduciaire - se voit déjà encourager actuellement à choisir le Luxembourg, Singapour ou Londres plutôt que Genève ou Zurich.

Peugeot revient en Iran!


IRIB- La compagnie française de construction automobile Peugeot a demandé la reprise de ses coopérations avec l’industrie de construction automobile iranienne. 

Selon l’ISNA, Mohammad-Reza Najafi-Manesh, membre de la direction de l’association des fabricants de pièces détachées d’automobiles de l’Iran a fait état de la demande de Peugeot de reprendre ses coopérations avec la société iranienne de construction automobile «Iran Khodro». En évoquant le fait que l’arrêt de l’envoi des pièces détachés, en Iran, ces derniers temps, a eu des impacts négatifs sur Peugeot, Najafi-Manesh a précisé que l’Iran est le plus grand marché d’exportation de cette compagnie française et que cette dernière ne veut pas le perdre. 

Au début de l’année en cours, Peugeot a arrêté ses coopérations avec son partenaire iranien «Iran Khodro», sous la pression des lobbies sionistes. 

Cette approche de Peugeot a été adoptée, dans une conjoncture où sa rivale française «Renault» n’a pas cédé aux pressions et a continué ses coopérations avec ses partenaires iraniens. 

Il est à noter que Peugeot a été, ces derniers mois, en proie à la réduction considérable de ses exportations, notamment, dans le domaine de CKD ; ce qui a mis en danger la situation de 8.000 Français exerçant des activités dans cette compagnie.