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jeudi 2 mai 2013

Nicolas Maduro : l'Europe risque l'explosion



Les pays européens doivent tenir compte des risques d'une explosion politique sous l'effet de la situation économique, a déclaré le président du Venezuela Nicolas Maduro dans un entretien au Monde.

« Ce qui se passe en Europe en ce moment rappelle ce qu'a traversé notre région dans les années 1990: tous les indicateurs sociaux reculaient et cela a amené à des explosions politiques, des révolutions », a déclaré Nicolas Maduro. « L'Europe devrait prendre garde », a-t-il ajouté.

lundi 3 septembre 2012

Le miracle économique de Chavez




La fièvre de la présidentielle montant de plus en plus au Venezuela, les rivaux s’échauffent !

Ce sont des critiques qui s’échangent d’un camp vers l’autre. Le président sortant  Hugo Chavez, qui est le candidat du parti socialiste unifié met en cause les politiques économiques de l’opposition.

Le samedi premier septembre, prenant la parole devant une foule d’ouvriers, venus des quatre coins du Venezuela, le président-candidat, Hugo Chavez a exhorté ses partisans à dénoncer le projet économique de l’opposition visant à adopter les politiques néolibérales.  M. Chavez a qualifié de désastreux, les   programmes économiques de son rival Henrique Capriles, de la Coalition pour l'Unité Démocratique.

Ce alors que Chavez tient le haut du pavé dans les sondages. Sa cote de popularité, variant entre 56.8% et 58.6% est supérieure à celle d’Henrique Capriles dont la cote de popularité n’est que de 44.5%.
A noter que les élections présidentielles du Venezuela auront lieu le 7 octobre.

Les Vénézuéliens ont favorablement accueillis les réformes économiques et politiques, en cours depuis 2000, ce qui est considéré par les médias  comme un facteur rassurant la popularité de Chavez.

Dès qu’Hugo Chavez est arrivé au pouvoir, le Venezuela s’est transformé en la scène d’affrontement de la gauche dirigée par le président  et de la droite pro-occidentale surtout pro-américaine.

Henrique Capriles a promis monts et merveilles sur le plan économique. Aux yeux des experts, les politiques économiques du gouvernement Chavez assurent depuis 14 ans, l’indépendance du Venezuela du Fonds monétaire international et de la banque mondiale,  tout en aidant le pays à se hisser au niveau des géants économiques du monde.

Les politiques économiques du gouvernement Chavez, critiquées pendant longtemps par les médias occidentaux, les jugeant incompatibles à la croissance économique, se sont montrées de plus en plus performantes,  réunissant les conditions à la croissance du pays.

Selon un rapport du président de la Banque centrale du Venezuela, le rythme accéléré de la croissance, dans les secteurs public et privé, au deuxième trimestre de l’année en cours a eu un grand impact sur l’augmentation de la croissance économique au Venezuela de manière que le taux de la croissance a atteint à 5.4% au premier semestre 2012. Un chiffre qui a doublé par rapport au taux de la croissance pendant la période similaire en 2011.

Au cours de sa présidence, Hugo Chavez est arrivé à réduire le taux de chômage, de 20% en 1999 à 7%.

Le président vénézuélien a envisage la pauvreté zéro pour le pays, et il a aussi réussi à contrôler les prix de marchandises et les cours de devises. Le taux de l’inflation, 52% entre les années 1989 et 1998, c'est-à-dire l’ère des Libéraux, a baisser  à 19.4% avec Hugo Chavez.

Ignorant les acquis économiques et sociaux de Hugo Chavez, l’opposition suggère qu’il n’est pas en mesure de remporter la présidentielle à cause de sa maladie. Pourtant, la présence active de Chavez à campagne électorale fait preuve de sa volonté de poursuivre ses réformes en briguant un autre mandat.

mardi 10 avril 2012

Hugo Chavez augmente le salaire minimum de 30 %


Le président vénézuélien Hugo Chavez, qui entend briguer un nouveau mandat le 7 octobre malgré son état de santé, a relevé samedi le salaire minimum de près d'un tiers. Le chef de l'Etat, atteint d'un cancer, s'absente régulièrement poursuivre des soins à Cuba, alors qu'Henrique Capriles, chef de file de l'opposition, mène campagne sans discontinuer.

Malgré ce handicap, le promoteur de la "révolution bolivarienne", qui reste très apprécié des plus démunis, conserve un net avantage dans les intentions de vote."Dans les années 80 et 90, le salaire minimum a été pratiquement gelé, puis l'inflation a explosé (...) Nous y travaillons depuis plusieurs semaines", a-t-il déclaré, annonçant une hausse de 32,25 % du salaire minimum lors d'un Conseil des ministres retransmis à la télévision. La hausse, qui portera le salaire minimum à 362 euros, aura lieu en deux temps, le 1er mai et le 1er septembre. Quatre millions de salariés seront concernés, a précisé le président, qui s'exprimait d'un voix forte et semblait en bonne forme.

DEUX VOYAGES MÉDICAUX À CUBA EN QUELQUES JOURS

Hugo Chavez s'est de nouveau envolé pour Cuba, samedi, pour y subir un troisième cycle de radiothérapie. Sur sur compte twitter, le chef de file de la gauche radicale latino-américaine, 57 ans, a lancé :" Cap sur La Havane, avec la foi dans le Christ résuscité ! Nous vivrons et nous vaincrons !"

lundi 26 mars 2012

POURQUOI LE VÉNÉZUELA A CLAQUÉ LA PORTE DU CIRDI


L’agression furtive des USA, directe ou par institutions interposées

Machiavel explique, dans son "Discours sur la Première Décade de Tite-Live", que “l’Etat qui devient libre se fait des ennemis”. Quelques Etats d’Amérique Latine, dont le Vénézuela, s’efforcent, depuis peu, de retrouver leurs libertés face à l’emprise des Etats Unis. Le pays vient de franchir un nouveau pas, sur les chemins de la liberté, en sortant du Centre International de Règlement des Différends liés à l’Investissement, émanation de la Banque Mondiale.

Les Etats-Unis ont généralisé, en Amérique Latine, une méthode de domination qui leur a bien réussi en Europe : intégrer des pays au sein de zones de libre-échange où ils leur imposent une dogmatique en trois points. Premier commandement, le libre-échange est obligatoirement associé à la gouvernance démocratique. Deuxième, les dimensions des pays et leurs niveaux de développement n’ont aucune importance. Troisième, l’accord signé avec les pays est toujours très étendu et très contraignant. Très rapidement, il en résulte une double asymétrie qui est le but recherché : entre les Etats-Unis et leurs “partenaires” commerciaux ; entre les entreprises américaines et les autres.

Des Etats d’Amérique Latine quittent le Cirdi

Les accords voulus par les Etats-Unis sont toujours normatifs et politiques. Ils imposent des réformes sur les politiques publiques et, en particulier, modifient les rapports entre les pouvoirs politiques et les intérêts privés. Leurs accords visent à étendre aux pays-cibles (en pratique cela leur est imposé) tout ce qui est bon pour l’Amérique. Et leur discours insiste sur la nécessaire séparation entre la société civile et la société politique, sur la merveilleuse autonomie du marché qui résout tout avec sa main invisible. Les négociations commerciales arriment donc les Etats à l’économie des USA à travers la promotion du principe concurrentiel comme unique voie d’intégration. Le critère de la nationalité doit disparaître de tous les domaines de la vie, tant dans le commerce que dans celui des investissements ou de la concurrence.

Un libre échange faussement égalitaire

Le projet de zone de libre-échange des Amériques insiste tout particulièrement sur la protection des droits des investisseurs et détaille les procédures de règlement des différends. Il stipule que tout investisseur privé a le droit de poursuivre toute partie contractante et de faire appel aux mécanismes d’arbitrage internationaux, dont la convention CIRDI. Il en résulte que, depuis le début des années 1990, un investisseur américain peut poursuivre un Etat qui applique une politique de préférence nationale, que ce soit dans le choix des pays fournisseurs ou pour le recrutement de personnel ou encore si ce pays filtre les mouvements de capitaux et les transferts de profits et autres revenus.

L’arasement des pays est donc la norme de ce type de projets et les investisseurs américains aplatissent toute culture, détruisent toute communauté, tuent toute vie. Les Etats-Unis veulent s’approprier ce qui les intéresse et détruire leurs concurrents sans qu’il y ait de règles qui s’appliqueraient à leurs propres entreprises. Les normes qu’ils imposent, qu’elles soient comptables ou liées à l’information des actionnaires, de même que la méthode de supervision des marchés, sortent directement des officines privées anglo-saxonnes et n’ont que dédain pour les Etats.

Peu à peu les Etats signataires sont enfermés dans une contradiction mortelle. Ils devraient veiller sur leur peuple, en favorisant leurs entreprises mais, en même temps, se voient imposer la nécessité de garantir le libre-échange et la concurrence étrangère sur leurs marchés. Un triangle d’impossibilités, bien connu en économie internationale, en résulte, entre l’autonomie des marchés, la souveraineté des Etats et la coopération.

Face à cette situation, on sait qu’en Europe les autorités politiques ont baissé pavillon, acceptant que les acteurs publics perdent leur autonomie en faveur du droit supranational des organisations économiques globalitaires et des mécanismes d’arbitrage contrôlés par ces mêmes institutions supranationales. 

Dans le cas du Vénézuela, nous venons d’assister à un refus d’être un autre dindon de la farce, un refus de l’asymétrie permanente et systématique en faveur des firmes multinationales et de la destruction corrélative de ses propres structures économiques nationales.

Rôle de la corruption dans les affaires mondiales

Les obsessions totalitaires des Etats-Unis ont été clairement exprimées en l’an 2000, dans un article de Robert Bruce Zoellick (aujourd’hui président de la Banque Mondiale après avoir fait un détour chez Goldman Sachs) publié par la revue Foreign Affairs : tout pour le secteur privé ainsi que la création de réseaux d’alliances gravitant autour des USA. Or, peu à peu, émerge la face cachée du choix de ces clauses d’arbitrage des différents. Ne serait-ce pas la corruption, qui est déjà la norme dans toutes les instances internationales ?

Prenons l’exemple de l’Organisation Mondiale de la Santé, qui semble être totalement tombée entre les mains du lobby pharmaceutique. L’Union Européenne est elle-même particulièrement corrompue puisque 210 députés avaient demandé de créer une commission pour comprendre les dysfonctionnements liés à la gestion de la crise de la grippe A H1N1. Or, la conférence des présidents a opposé un refus catégorique.

Le Tribunal Pénal International, ainsi que l’a clairement affirmé et expliqué maître Jacques Vergés, est lui aussi une institution illégale, qui a été instauré par le Conseil de Sécurité pourtant dénué de tout pouvoir judiciaire. De plus, ce tribunal n’a pas de loi, pas de code de procédure, admet des témoins masqués, etc.

L’ONU enfin n’est pas très claire. Dans une lettre ouverte publiée par la presse libanaise (reproduite récemment dans nos pages), le penseur arabe, Hassan Hamade, a interpellé M. Ban Ki-Moon, le secrétaire général, le traitant, avec d’autres collaborateurs, de voyous.

En quittant le CIRDI, évidemment dénigré par la partie américaine, le Vénezuela préserve d’abord ses intérêts et ne changera rien à ce système d’ensemble. Mais il témoigne pour ceux qui veulent bien entendre : les citoyens du monde.

Auran Derien