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jeudi 27 septembre 2012

Les conséquences éventuelles du conflit sino-japonais


Le conflit territorial entre la Chine et le Japon gagne en intensité. Les experts se demandent à quoi cette crise pourrait aboutir. Les gouvernements des deux pays jouent avec le feu, mais se rendent compte que leurs déclarations sévères risquent de provoquer des événements tragiques.

La plupart des experts estiment que les différends entre la Chine et le Japon n'entraîneront pas de conflit armé. Il risque d’avoir pour conséquence un nouveau rapprochement du Japon avec les Etats-Unis et le gel des contrats économiques et des programmes culturels avec la Chine. Une telle situation ne sera pas à l’avantage du pays du Soleil levant, car au cours de la dernière décennie, les autorités japonaises ont déployé beaucoup d’efforts pour diversifier leur politique étrangère en Asie et essayer de se débarrasser de l'influence américaine.

« Nous assistons à une reconstruction des relations internationales dans cette région », commente  Alexandre Panov, docteur en histoire et ex-Ambassadeur de la Russie au Japon. « Cela est dû principalement à l’armement accéléré de la Chine. La Corée du Sud occupe également une position forte en Asie. C’est pourquoi observons actuellement une montée du nationalisme en Chine, en Corée du Sud, mais aussi dans d’autres pays d’Asie. Ce processus est assorti de l'affaiblissement du Japon. Pékin veut faire comprendre à Tokyo que c’est la Chine qui va dominer désormais dans la région. L’époque pendant laquelle le Japon était considéré comme le leader incontesté, sur lequel les autres pays prenaient exemple, est désormais révolue. La question territoriale n’est donc que la partie visible de l’iceberg des processus qui se déroulent en Asie de l'Est ».

Le différend territorial entre le Japon et la Chine risque d’empêcher la relance de l'économie mondiale. Dans le contexte de ce conflit, les analystes de Morgan Stanley ont abaissé la prévision de croissance du PIB mondial pour les années 2012 et 2013. Toutefois, les conséquences économiques des relations commerciales et économiques risquent d’avoir des conséquences plus sérieuses pour le Japon, que pour la Chine. L’Empire du Milieu est le principal marché d’écoulement pour les produits japonais, et il sera difficile de développer la coopération économique entre les deux pays dans le contexte d’un conflit territorial. Cependant, la Chine n’a pas l’air de dire « non » aux automobiles japonaises, alors que les entreprises nippones sont en train de calculer les pertes subies à la suite des dégâts causés par les manifestations antijaponaises en Chine et par l’arrêt des usines. Toute une série d’entreprises japonaises a été partiellement détruite par les émeutiers, alors que Panasonic et Canon ont arrêté leurs chaînes de production à cause des violentes attaques contre leurs sites industriels.

« Les relations sino-japonaises sont déterminantes non seulement pour cette région »,analyse le politologue Sergueï Kourginian. « Il ne faut pas perdre de vue que le Japon est un élément incontournable du marché mondial. Les Japonais fabriquent une part énorme des produits électroniques de haute précision. Et le ralentissement ou l'arrêt de ce secteur de l'économie pourrait provoquer une situation de pénurie, par exemple, pour les pièces automobiles, que d’autres pays ne fabriquent pas. Cette pénurie pourrait accélérer le mécanisme de la crise mondiale. Quant au Japon, pays fortement endetté, il devient de plus en plus dépendant du monde extérieur ».

La Russie ne s'immisce pas dans le conflit sino-japonais, considérant qu’il s’agit d’un problème entre Tokyo et Pékin. Toutefois, la Russie suit de près l’évolution de la situation dans la zonedes îles Senkaku (Diaoyu). T

Leon Sahakian,

mercredi 13 juin 2012

Iran : Le Japon contrecarre les restrictions US


IRIB-Dans une tentative de contrer le boycott d'assurance mené par les Etats-Unis et l'UE contre l'Iran, le cabinet ministériel japonais a soumis une loi au parlement pour autoriser le gouvernement à donner une couverture d'assurance aux pétroliers important du pétrole brut iranien au lieu d'aller chercher ce type de couverture vers l'Union européenne. Cette loi autoriserait le gouvernement japonais à offrir une couverture d'assurance allant jusqu'à 7 milliards 600 millions de dollars US aux pétroliers transportant du pétrole brut iranien lorsque le boycott de l'UE sur le pétrole et sur l'assurance des cargaisons iraniennes prendra effet au 1er Juillet, a dit le ministère des transports japonais dans un communiqué Lundi. Le 23 Janvier, sous la pression des Etats-Unis, les ministres des affaires étrangères européens ont approuvé de nouvelles sanctions contre Téhéran, interdisant l'importation de pétrole iranien en UE, ce qui inclut également la couverture d'assurance des pétroliers transportant le brut iranien. En Mars, les Etats-Unis ont exempté le Japon des sanctions financières contre l'Iran. Faisant fi des sanctions des Etats-Unis et de l'UE contre le pétrole iranien, bon nombre de clients d'Asie orientale de l'Iran pour son pétrole brut, incluant la Chine, la Corée du Sud et le Japon désirent maintenir leurs importations d'Iran afin de remplir leur carnet de demande domestique. Les Etats-Unis, Israël et quelques uns de leurs alliés accusent Téhéran de poursuivre des objectifs militaires dans son programme d'énergie nucléaire. L'Iran rejette toutes ces accusations, argumentant qu'elle a pris part au traité de Non Prolifération Nucléaire et qu'en tant que membre de l'AIEA, elle a le droit de développer une technologie nucléaire à des fins pacifiques.

mercredi 18 avril 2012

Le Japon enregistre son pire défit commercial durant l'année fiscale 2011



Le déficit commercial du Japon pour l'année fiscale 2011, qui s'est achevée en mars, s'élève à 4 410 milliards de yens (54,18 milliards de dollars), ce qui constitue le pire chiffre jamais enregistré dans le pays, a indiqué jeudi le ministère japonais des Finances.

Un rapport préliminaire sur le commerce publié par le ministère a montré que le Japon avait accusé un déficit commercial de 82,6 milliards de yens pour le seul mois de mars, le pays étant obligé de continuer à importer du pétrole et du gaz pour lutter contre une pénurie d'électricité.

Le déficit commercial record de l'année 2011 a été attribué à divers facteurs tels que la catastrophe du 11 mars, les inondations massives en Thaïlande et l'appréciation du yen durant l'année écoulée.