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vendredi 3 mai 2013

Non, la Chine ne pille pas l’Afrique !



Une base de données a récemment révélé les détails de l’aide financière de la Chine à l’Afrique, contredisant l’hypothèse selon laquelle l’Empire céleste tirerait profit sans donner de contreparties à ses partenaires de l’extraction des ressources et des projets liés aux travaux d’infrastructures. 
  
La base de données en question a été rendue publique par le Center for global Development and Aid Data de Washington. Elle recense pas moins de 1.673 projets financiers chinois dans une cinquantaine de pays africains pour la période allant de 2000 à 2011, le tout pour un montant avoisinant les 75 milliards de dollars. Le centre a également produit différents documents comportant même une carte interactive apportant toutes les informations sur les différents projets chinois en Afrique.  
  
« La Chine affirme que ses activités relèvent du secret d’État, et ce projet est une tentative de lever un peu le voile sur ce qui se passe réellement », a déclaré le créateur de la base de données, Andreas Fuchs, sur Reuters
  
Pékin a souvent été l’objet de critiques de la part de l’opinion publique mondiale et a plus d’une fois été accusé d’exploiter l’Afrique en raison de ses ressources naturelles tout en apportant son soutien aux régimes corrompus… des tactiques que l’Occident a du reste utilisées à maintes reprises aux cours des dernières décennies. Mais la Chine a répondu à ses détracteurs en mettant en avant que ses relations avec l’Afrique étaient systématiquement basées sur des rapports d’égal à égal. La base de données du Center for global Development and AidData apporte un nouvel éclairage sur l’aide économique chinoise : la Chine a largement contribué à développer sur le continent africain le secteur de la santé ou celui de la société civile. On dénombre ainsi 149 projets dans le secteur sanitaire pour un montant de 674 millions de dollars et 133 projets d’aides directes au développement pour un montant de 70 millions de dollars. 
  
La coopération économique entre la Chine et l’Afrique a contribué à plus de 20 % de la croissance des pays africains au cours des treize dernières années, a annoncé le 19 avril 2013 la porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, madame Hua Chunying
  
M. Yang Jiechi, ministre chinois des affaires étrangères, a appelé quant à lui le 9 mars 2013 à davantage d’échanges et moins de soupçons et d’accusations vis-à-vis de la coopération entre la Chine et les pays africains. « Si tu veux marcher vite, marche seul ; si tu veux marcher loin, marchons ensemble », a cité M. Yang Jiechi en rappelant un proverbe africain pour souligner l’importance de la coopération avec l’Afrique. 
  
Capitaine Martin 
  

mercredi 8 août 2012

En Afrique, "les groupes chinois profitent du retrait des Occidentaux"


Le 19 juillet, lors de la cinquième conférence ministérielle Chine-Afrique, Pékin a annoncé qu'il doublerait ses crédits alloués à l'Afrique. Mathieu Pellerin, chercheur à l'IFRI sur le programme Afrique, estime que la Chine est la puissance économique dominante en Afrique, qui favorise la croissance des pays du continent.

La présence chinoise a-t-elle un impact sur la croissance des pays africains ?

Les impacts sont indéniables, ils ont même été reconnus par le FMI, pour qui la présence chinoise a non seulement contribué à la croissance des PIB nationaux, mais a aussi été un facteur de résilience pour nombre d'Etats africains durant la crise financière. Les investissements chinois en Afrique sont assez diversifiés, ils s'orientent majoritairement vers le secteur manufacturier, et se développent dans le domaine bancaire.

La Chine a été un moteur pour la construction d'infrastructures. Elle fait également renaître des projets jugés insuffisamment rentables par les entreprises occidentales, comme des projets pétroliers au Niger. Mais, certaines industries africaines naissantes ont été touchées par la concurrence chinoise, et la population locale ne bénéficie pas toujours de l'effet d'aubaine de ces nouveaux projets, en raison d'un taux insuffisant de "local content", c'est-à-dire d'embauche et de sous-traitance locale.

Quels sont les autres pays du monde qui s'implantent en Afrique ? Sont-ils des concurrents sérieux pour la Chine ?

Les partenaires dits "traditionnels" (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Japon) perdent des parts de marché au profit des pays que l'on qualifie d'émergents, bien que certains aient déjà émergé, comme la Chine et l'Inde. Avec eux, la Corée du Sud et le Brésil sont parmi les acteurs les plus investis sur le continent. La Turquie y est également de plus en plus présente, de même que l'Iran, le Qatar et Dubaï.

Pour l'heure, l'Inde est le seul véritable Etat capable de concurrencer la Chine pour plusieurs raisons : elle dépend plus que la Chine de ses importations de pétrole et de minerai, sa croissance démographique préfigure un accroissement de ses besoins, les entreprises indiennes (Tata, Arcelor-Mittal...) sont de dimension mondiale. L'Inde, de part sa valeur ajoutée dans le domaine des NTIC [nouvelles technologies de l'information et de la communication], constitue un attrait certain pour nombre de pays africains. Reste à savoir si le pays honorera ses promesses en matière de transfert de technologies.

Les problèmes géopolitiques dans certains pays peuvent-ils être un frein à l'implantation chinoise ?

Bien au contraire, la Chine profite des désordres géopolitiques. Officiellement, le pays montre une réserve diplomatique dans les pays en crise, comme ce fut le cas au Soudan ou au Zimbabwe. Mais dans le même temps, les groupes chinois profitent du retrait des Occidentaux de ces pays pour pénétrer leurs marchés.

La Chine est de plus en plus soucieuse de préserver son image sur le plan international et de s'aligner sur la communauté internationale. Des actes de l'Etat chinois le prouvent, comme la participation à la lutte contre la piraterie maritime dans le golfe d'Aden ou les pressions exercées par la Chine sur le régime d'Omar El Bechir au Soudan.

Le pays a conscience que la durabilité de sa présence ne pourra être assurée que par l'amélioration des conditions de ses implantations. Les entreprises chinoises sont donc désormais incitées par les autorités à s'engager en matière de responsabilité sociale, et ce, pour éviter les manifestations anti-chinoises, et dissuader les enlèvements de Chinois en Afrique.

Laure Beaulieu

samedi 4 août 2012

Chine/USA : le dragon et le drone!!!


La Secretaire d'Etat Americaine, Madame Hilary Clinton fait le 4ème tour d'Afrique pour convaincre les Africains à se méfier de la Chine. Je mets au defi n'importe qui de me montrer sur les 30 millions de km2 du continent africain, l'ombre d'un pont, d'une école ou d'un hopital construit avec l'aide des USA. ZERO !!! Ca n'existe pas, rien que du bluff. Et même si les Chinois allaient être des médiocres alliés, la triste vérité est qu'en comparant Zero avec n'importe quel autre chiffre positif de l'arithmétique, on n'a pas besoin d'être un marabout pour prédire que rien ne sera jamais pire qu'avant.

Après 500 ans, de bluff, ils n'ont toujours rien pigé de l'Afrique. Et je compte sur la jeunesse africaine pour leur rafraichir la mémoire que l'Afrique est déjà debout, malgrés no schefs d'Etat tués, emprisonnés par le meme bourreau. Dire que l'Afrique se trompe dans son alliance stratégique avec la Chine est une insulte à l'intelligence des Africains. Et tous ceux qui le disent (y compris les Africains) y concourent. Personne ne se plaint de la violence, du viol que l'Europe a obligé l'Afrique à subir à sa rencontre.

Aujourd'hui que c'est l'Afrique qui choisit son amant, meme les violeurs montent au créneau pour dire qu'elle se trompe. C'est tout simplement dementiel. C'est comme dire qu'il est pire pour une femme de ménage (c'est comme ça que l'Europe voit l'Afrique) de se choisir un mauvais amant pour former un couple que de continuer à se faire violer par son patron (c'est comme ça que l'Europe veut être perçue par les africains). JPP 4/8/2012

Jean-Paul Pougala 

Lisez plutôt cet excellent article de notre ami Selim : 

 Chine/USA : le dragon et le drone!!!, par K. Selim


IRIB- L’ombre du dragon plane au-dessus de Washington. Madame Hillary Clinton, la secrétaire d’État, a entrepris une tournée africaine destinée à «promouvoir la démocratie» mais aussi - surtout ? - à mettre en garde les dirigeants du continent contre les dangers de l’offensive économique de la Chine.

Il faut vraiment que la menace soit importante et imminente pour qu’un dignitaire aussi important de l’administration impériale consente à visiter une région du monde, en apparence, sans importance politique, mais dont la grande valeur stratégique est indéniable.

Depuis plusieurs années, une guerre secrète pour les ressources se déroule sur le continent entre Occidentaux en perte de vitesse et Chine en expansion très dynamique. La Chine est, depuis 2009, le premier partenaire commercial de l’Afrique. Les échanges ont atteint l’an dernier un record à 166,3 milliards de dollars, en hausse de 83% par rapport à 2009, d’après Pékin. Les Chinois viennent d’annoncer un doublement à 20 milliards de dollars de leurs crédits à l’Afrique. La Chine construit des routes, finance des universités et des centres sociaux dans des pays oubliés du monde mais qui font partie de la réserve stratégique des multinationales dont Mme Clinton est l’un des principaux porte-parole. Les Chinois ne sont certes pas des philanthropes, mais l’histoire - ancienne et récente - comme l’actualité, montre bien de qui il faudrait se méfier.

Les Américains et les Européens continuent de gérer l’Afrique à travers leurs réseaux politico-affairistes et les institutions multilatérales, FMI et Banque mondiale. On a vu avec quel succès. Ainsi, par exemple, le malheureux Mali a été contraint de se spécialiser dans la production de coton par la Banque mondiale, se plaçant en concurrence avec les cotonculteurs nord-américains qui, eux, bénéficient de subventions de la première puissance libérale. Clinton ne demandera certainement pas aux Africains de se méfier de ces organisations qui ont imposé la réduction des budgets de la santé et de l’éducation au prétexte que les équilibres macro-économiques allaient miraculeusement attirer les investissements et assurer le développement. Les résultats dévastateurs à travers tout le continent d’un dogmatisme économique inhumain parlent pour eux-mêmes.

Mettre en garde contre les Chinois quand on est l’héritier d’un tel passif est donc, au moins, parfaitement cynique. Mais le tropisme antichinois de l’Empire est articulé comme une campagne permanente d’agit-prop et s’exprime sur tous les registres. Dernière illustration en date, un dirigeant du sport nord-américain, dont le track-record en matière de dopage n’a rien à envier à celui de l’ex-République démocratique allemande, a, au mépris de tout esprit sportif, voulu jeter la suspicion sur les performances olympiques de la formidable nageuse Ye Shi Wen. Avec un physique qui n’a pourtant rien à voir avec celui des «déménageuses» occidentales, la jeune Chinoise soumise à tous les tests de dépistage a écrasé de sa classe la natation féminine. Ce n’est pas du goût des experts civilisés qui en profitent pour déplorer avec une hypocrisie involontairement comique les «zones d’ombre» du sport au Céleste Empire.

Les ressorts de la diabolisation paranoïaque de la Chine renvoient au «péril jaune» fabriqué au début des années cinquante du siècle dernier par la presse américaine sur le modèle du terrifiant docteur Fu Manchu, génie du mal asiatique, inventé par l’écrivain Sax Rohmer. Mais ce qui était recevable hier passe mal aujourd’hui : l’Occident en crise générale, dont l’emprise médiatique et les canons sont le dernier argument, peine à convaincre une opinion africaine qui a payé le prix de son expérience. Personne n’oublie que le dernier apport significatif des États-Unis au bien-être de l’Afrique a consisté dans le tir sur la Libye de cent dix missiles de croisière Tomahawk d’un coût unitaire d’un million d’euros. Chacun a sa conception de l’aide au développement, même si la Chine n’a jamais tiré ne serait-ce qu’une balle en direction du continent… On peut se méfier de qui on veut, mais ce qui plane au-dessus de l’Afrique n’est certainement pas un chimérique dragon pékinois, mais un bien réel drone impérial.

vendredi, 03 août 2012 00:40

samedi 7 janvier 2012

L'Afrique est une «mine d'or» pour les investissements, selon Pékin



Le ministre chinois des affaires étrangères Yang Jiechi a comparé jeudi l'Afrique à une "mine d'or" pour les investissements étrangers, et a promis de sensibiliser les entreprises chinoises au respect du droit du travail en Afrique, lors d'une visite en Namibie.
"L'Afrique est une terre fertile pour les investisseurs étrangers, et c'est une mine d'or pour attirer les investisseurs étrangers, spécialement pour (construire) les infrastructures, qui sont le sang et les muscles d'un pays", a déclaré M. Yang après une rencontre avec son homologue namibien Utoni Nujoma, au terme de la dernière étape d'une tournée qui l'a conduit au Niger et en Côte d'Ivoire.
La Chine est omniprésente sur le sol africain
A ceux qui reprochent aux entreprises chinoises de maltraiter le droit du travail, le ministre a répondu: "Je ne dis pas que toutes les entreprises chinoises se sont conduites parfaitement", a admis M. Yang, "mais nous avons dit à nos entreprises de se conformer au droit local".
Les deux ministres ont signé un accord de coopération, qui prévoit notamment un prêt à la Namibie de 2,5 millions d'euros.
Selon les chiffres de la chambre namibienne de commerce et d'industrie, 27 sociétés chinoises sont actuellement actives en Namibie dans les domaines des travaux publics, des mines, de l'ingéniérie, de la technologie de l'information et dans les services financiers.
Selon un rapport de la Banque mondiale daté de décembre, quelque 35.000 Chinois vivent en Namibie, un pays de deux millions d'habitants.
La Chine est omniprésente en Afrique, tant dans les entreprises d'exploitation des ressources minières que dans les investissements d'infrastructures, routes, trains, énergie. En Namibie, la Chine a apporté ces dernières années une aide directe en construisant des routes, des écoles et des hôpitaux dans des régions reculées.
AFP